Les Jours de Jijila

Les jours de 26 – 27 octobre, la communauté locale fête le patron de l’Eglise Sf. Dumitru, quand il y a les «Jours de Jijila», un spectacle pour tous les âges, où on peut visionner de divers ensembles de musique populaire, artistes de musique moderne légère et pas seulement.

Le Monastère Dinogeţia est une monastère de moines avec une vie commune. Elle est située dans la localité Garvăn, sur une rive au voisinage de DJ 251. A présent il y a une petite église et des cellules. On préconise à l’avenir de bâtir une nouvelle église et nouvelles dépendances. La communauté de moines est décidée de mener à bonne fin ce qu’elle s’est proposée. Le Monastère porte le patron Izvorul Tămăduirii et a une histoire récente, la construction a commencé en 2008.
Au voisinage du monastère il y a les ruines de la vieille citadelle Dinogeţia.

Le sommet Sulucu Mare des Montagnes Măcin se trouve à 370 m altitude, étant le plus haut sommet de la Cime Pricopanu.  Dépourvue de végétation forestière dans la plus grande partie, la crête de la Cime Pricopanului, bénéficie d’un relief et un paysage similaire aux hautes régions montagneuses, avec de nombreux rochers et formations spectaculaires en granit, avec une grande diversité des apparences, qui est due aux processus actifs d’érosion et désagrégation des rocs.

Se trouvant dans l’un des couloirs de migration des oiseaux, les Montagnes Măcinului, et surtout la Cime Pricopanului, est un véritable point d’observation des oiseaux. Le faucon de Danube, la buse grande, le circaète, mais aussi des apparitions extrêmement rares comme le percnoptère ou l’aigle chauve brun peuvent nous attirer les regards.

Pas dernièrement, il faut mentionner ici les reptiles et l’emblème de ces montagnes : la tortue de Dobrogea, le céraste, le dragon de Dobrogea etc.

Le lac Jijila N’EXISTE PAS, A ÉTÉ DÉSSECHÉ, IL EST TERRAIN AGRICOLE!

Le lac naturel Jijila fait de la commune avec le même nom une zone touristique     importante. Lac du pré, avec une superficie de 12,32 km², qui communique avec le Danube par l’intermédiaire du ruisseau Gârla Mare, le lac Jijila est situé au nord-ouest de Dobrogea, sur le cours inferieur de Jijila, au nord-ouest de la dépression avec le même nom, entre les Collines Bugeacului et la Colline Orliga. Le lac est partiellement desséché. Entre ce lac et l’ancien lac Crapina il y avait dans le passe quelques ruisseaux (Ciulinețu, Lățimea, Gârla Mare)  par lesquels on faisait l’alimentation avec l’eau. L’ichtiofaune est formée de silure, carpe, sandre, brochet.    

La Rivière Jijila est un cours d’eau qui jaillit des Montagnes Măcin et se verse dans le  réseau de canaux d’irrigations dans l’ancien marécage Jijila. Le réseau hydrographique de la zone est très pauvre. A cause du climat aride, caractérisé par des étés très chaleureux et secs, les automnes longs et secs et hivers glacials, avec peu de neige, les débits d’eau sont réduits et les cours des rivières ont un caractère temporaire. Les vallées sont très larges, certaines ayant de l’eau seulement de manière temporaire.

«La „Lățime» (situé à 5 km de Garvăn vers Galați) est un endroit où on élève des poissons qui se trouve dans un cadre naturel exceptionnel. Ici se trouvent les pillons d’un pont commencé par les allemands pendant la première guerre mondiale et resté inachevé.

Le Monument des soldats du régiment Reazani, abattus dans la Guerre russo-turque (1877-1878) se trouve dans la proximité du village Garvăn, la commune Jijila, le département Tulcea. Chaque année, les habitants de la zone se rappellent et honorent ceux qui ont sacrifié leur vie pour défendre la liberté.

Dans le Foyer Culturel on a aménagé un petit musée du village qui essaie de miroiter la manière de vivre de jadis des gens du village

La vieille église de Jijila porte le patron Saint Dumitru et est bâtie depuis 1856, étant la seule église de la zone érigée avec l’approbation du sultan. La condition imposée par le sultan a été que l’église n’ait pas de clocher pour ne pas dépasser en hauteur le minaret de la mosquée. La véranda de l’église est unique, sa peinture est un calendrier des Saints de Dobrogea. Dans la cour de l’église est érigé un monument dédié aux soldats battus dans les deux guerres mondiales. Une autre église ayant le patron «Sainte Trinite» est en construction.

L’Eglise de Garvăn  est bâtie en 1875 et porte le patron Saint Gheorghe. Ici il y a un monument dédié aux soldats abattus dans les guerres.

Mlăjitul Florilor, établissement de la culture Babadag, est situé à environ 2,5 km SE de la citadelle Dinogeţia. Il occupe un promontoire rocheux peu haut, localisé sur la rive nordique du lac Jijila. À Mlăjitul florilor il y a un site archéologique où on a trouvé des traces des Daces de l’époque préromaine. L’établissement date de la période du Hallstatt geta-dace.

 

Dinogeţia, citadelle romaine et byzantine, est située sur une petite île (tertre) nommé pas accidentellement par les habitants «Bisericuţa» (La petite Eglise). L’établissement a bénéficié d’une position naturelle dominante, avec visibilité vers la rive gauche, de Bărboşi-Galaţi jusqu’à Aliobrix et étant entourée par des eaux, (les ruisseaux et les étangs que le Danube forme a droit du grand coude de rivière devant la ville Galati), avait l’avantage d’une defence naturelle.

Les ruines sur le tertre Bisericuţa-Garvăn ont été signalées depuis la première moitié du XIXe siècle. Une esquisse de plan a été publiée en 1868 par E. Desjardins. Une autre esquisse a été publiée plus tard par Gr.Tocilescu.
Les premières fouilles archéologiques ont caractère systématique ont commencé à l’initiative du Musée National d’Antiquités, en 1939, sous la direction de Gh. Ştefan et continuent à présent.

La plus vieille mention où on rencontre ce toponyme est au géographe Ptolémée (Dinodheteia), qui fait une localisation exacte. Dinogeţia apparaît encore mentionnée en   Itinerarium Antonini (Dinigettio), Notitia Dignitatum (Dinogothia), et dans le VIIe siècle par le Géographe de Ravena (Dinogethia).

Les recherches systématiques commencées en 1939 et ensuite en 1949, ont précisé le moment initial de la construction de la citadelle et les étapes successives de reconstruction. La fortification est construite par les romains au IIe siècle et se superpose avec un établissement gétique. La citadelle souffre des destructions au milieu du IIe siècle et au milieu du IIIe siècle. À la fin du IIIe siècle, la fortification romaine-Byzantine que nous connaissons aujourd’hui, a été reconstruite. Le moment est marqué par la découverte à Garvăn, d’un pilier militaire („milliarium”) de l’époque de Dioclétien. La nouvelle fortification avait 14 tours de defence, disposées aux distances relativement égales de 20m au long de l’enceinte, de forme trapézoïdale en suivant en partie la forme du terrain rocheux; trois d’elles étaient en forme de fer à cheval avec pilon central et les autres étaient en forme de U. L’accès se faisait par la porte principale qui se trouvait sur le côté sud, et les deux autres portes plus petites étaient prévues sur les côtés d’ouest et de nord. De la période de maximal fleurissement depuis la moitié du IVe siècle, date la construction d’une basilique de plan rectangulaire, le bâtiment du commandement et l’édifice thermal (les bains). La plus importante reconstruction de Dinogeţia a lieu pendant l’époque de l’empereur Anastasius, à la fin du Ve siècle. La citadelle Dinogeţia est détruite et abandonnée au début du VIIe siècle. À „Bisericuţa”-Garvăn a fonctionné un castellum qui abritait des détachements militaires   (de la Légion V Macedonica, coh. I Mattiacorum, Légion I Italica, Coh. I Cilicum et Clasis Flavia Moesica). Sur la terrasse sudique, séparée de la citadelle par un bras du marécage Lățimea on a construit l’établissement civil et la nécropole, qui sont étroitement liés à l’évolution de la citadelle.
La fortification de Dinogeţia est reconstruite après 971 quand sous la règne de l’empereur  Ioan Tzimiskes, vainqueur dans les luttes avec Sviatoslav de Kiev, Dobrogea réentre sous règne byzantine. A partir de ce moment-là la citadelle de Dinogeţia est intégrée dans le circuit économique de l’Empire Byzantin. Pour presque trois siècles (971- le début du XIIIe siècle), la fortification a été réhabilitée, à part l’enceinte partiellement réparée, la seule construction de mur est la petite église (siècle XI-XII) au milieu de la citadelle, qui donne le nom actuel de l’île.

 

De la citadelle qui existe dès le VIe siècle on garde le mur d’enceinte gros de 3 m, veillé de 14 tours. Dans l’enceinte il y a les ruines d’une basilique, la plus importante et la plus vieille sur le territoire de notre pays, des routes, des outils agricoles et ménagers, qui indiquent le rôle militaire de la citadelle. Apres 1990 on a commencé les ouvrages de restauration,    Dinogeţia est devenue un important point touristique.

Le Parc National des Montagnes Măcinului est localisé dans le Plateau Dobrogean, et représente la seule zone de l’Europe où les écosystèmes caractéristiques de la steppe pontique-balkanique, les forets sous-méditerranées et balkaniques, avec les nombreux espèces menacées avec la disparition, se développent sur les plus vieilles montagnes de la Roumanie (les Monts Hercyniens) et les premières montagnes formées sur le continent.

Les Montagnes Măcinului, les plus vieilles montagnes de la Roumanie, résultat de l’orogenèse hercynienne (qui a eu lieu il y a 300-400 millions d’années), ont une importance particulière entre les montagnes du pays, étant les plus vieilles montagnes de la Roumanie, l’intérêt particulier des chercheurs est orienté, à cause des nombreuses vestiges historiques, vers les fouilles archéologiques, mais en égale mesure vers la recherche scientifique du vaste trésor naturel existant ici – géologique, botanique, zoologique.

Avec une altitude entre 7 et 467 mètres, ces montagnes abritent environ 50% des espèces de plantes et animaux sur l’entier territoire de la Roumanie. Ainsi, on peut rencontrer plus de 1700 espèces de plantes, dont 72 protégées par la loi, 181 espèces d’oiseaux, dont 37 protégées au niveau international, 47 espèces de mammifères, 1436 espèces d’insectes (dont plus de 900 espèces de papillons), mais aussi une grande variété de reptiles et amphibiens.

Le Parc National des Montagnes Măcinului a une superficie de 11.140,2 ha, dont 11.110,2 ha fonds forestier (99,7%) et 30 ha pâturages (0,3%). La caractéristique du parc est la dominance des écosystèmes forestiers, qui assurent la stabilité écologique et l’habitat optimal pour les espèces herbacées particulières sur ce territoire. Dans les forêts du nord de Dobrogea il y a une riche biodiversité unique au monde, où on inclut des écosystèmes forestiers complexes de steppe et sylvisteppe. Les forêts sont constituées en principal par les arbres feuillus de mixture, où l’espèce de base et le chêne-a-grappes au nord et Quercus pedunculiflora ou Quercus robur au sud du parc.

Parmi les espèces de mammifères des Montagnes Măcinului il y a: le souslik d’Europe (Citellus citellus), les fouines (Vormela peregusna), le chat sauvage (Felis silvestris), la martre (Martes foina), le cerf carpatin (Cervus elaphus), présent en Dobrogea seulement dans les Montagnes Măcinului; le chevreuil (Capreolus capreolus); le sanglier (Sus scrofa); le lièvre (Lepus europaeus); le faisan (Phasianus colchicus); le renard (Vulpes vulpes).

Le parc est un point d’attraction de la zone et grâce au paysage extrêmement divers, mais aussi grâce à sa biodiversité et le fait qu’ici on trouve de nombreux espèces protégées.   Il se trouve en proximité des objectifs touristiques importants, le Delta du Danube et le littoral du Mer Noir. Du point de vue touristique, les Montagnes Măcinului sont visitées seulement en transit, il n’y a pas de capacités de logement en proximité. Sur le territoire du Parc l’accès à véhicules est permis.

Sur le territoire de la commune Jijila il y a le site Natura 2000 – SPA 0073 Măcin-Niculiţel. Dans ce site il y a environ 1770 espèces de plantes, 2000 espèces d’invertébrés et 245 espèces de vertébrés, beaucoup d’elles endémiques ou d’intérêt communautaire.

Le nombre des plantes supérieures représente plus de 19% de la flore d’Europe et est comparable avec la flore riche des îles Crète et Corsica. Les Montagnes Măcin et leurs environs sont les seules zones de la Roumanie où il y ait des vastes étendues de végétation naturelle de steppe unique même pour les Balkans.

Ici on a identifié 10 types d’habitats d’intérêt communautaire, dont les quatre prioritaires occupent un quart de la superficie du site. De la multitude d’espèces, 15 sont d’intérêt communautaire. Le site représente également la plus importante zone de nidage du pays pour quelques oiseaux rapaces, étant également un important lieu de passage pour les oiseaux migrateurs. On a identifié un nombre total de 1436 espèces d’insectes dont on rappelle les espèces d’intérêt communautaire le capricorne du chêne grand, le capricorne du chêne gris, Osmoderma eremita, le cerf-volant, le papillon maturne, le papillon rouge de marécage, le papillon tigre et la sauterelle verte de Transylvanie. On a identifié sept espèces d’amphibiens dont trois espèces présentent un intérêt particulier : le crapaud brun (qui est une espèce de l’époque glaciaire dans cette zone), le crapaud rouge de foret (pour cette zone il représente une espèce qui a survécu à la disparition de la faune au cours des temps géologiques ce qui prouve la vieillesse de ces forêts) et le butor Bombina Bombina (espèce d’intérêt communautaire). Des dix espèces de reptiles identifiées, une importance particulière ont les espèces d’intérêt communautaire la tortue de terre Dobrogea et le grand dragon (le plus grand et le plus rare serpent du pays). On a identifié dans le site 181 espèces d’oiseaux, ce qui signifie environ 50% de l’avifaune de la Roumanie. Les Montagnes   Măcinului représentent une zone importante située sur les voies de migration qui suivent les cours des rivières Prut et Siret.

La variété d’écosystèmes terrestres, forestiers ou rocheux, combinée avec la présence des systèmes aquatiques de la proximité des chaînes montagneuses, offre des conditions favorables pour le passage et l’hivernage d’un grand nombre d’espèces et exemplaires. Plus de 10.000 oiseaux rapaces de jour et plus de 20.000 cigognes blanches passent par ce couloir chaque année, ce qui attire dans la zone de nombreux ornithologues du pays et de l’étranger. Représentatives pour les oiseaux rapaces nidants dans le site sont le circaète, l’aigle petit, le faucon aux pieds courts, la grande buse et le faucon pèlerin de Danube.

La présence de l’épeichette au dos blanc doit être rappelée parmi les raretés du site, car cette espèce vit normalement dans le reste du pays seulement dans les forêts de plus de 600 m altitude. On a identifié 47 espèces de mammifères dont comme espèces rares et protégées, on rappelle le putois de steppe, le putois terni, le hamster roumain,  le spermophile et le grand murin. Des espèces d’intérêt particulier dans le site sont le cerf carpatin (le seul endroit de Dobrogea de cette espèce), le chevreuil, le sanglier, le lièvre, le renard, le chat sauvage, Martes martes, Martes foina et Canis aureus. Celui-ci est en nombre croissant ces dernières années à cause de son caractère invasif favorisé par l’absence des compétiteurs au même niveau trophique.

 

Selon le Formulaire Standard dans les pièces-jointes de la Décision Gouvernementale   1284/2007 sur la déclaration des aires de protection particulière avifaunistique comme partie du réseau écologique européen Natura 2000, les données concernant la biodiversité du site montrent une composition particulière, comme suit:

Une importance particulière pour la science et pour la biodiversité des Montagnes Măcin représente les espèces rares et sur voie de disparition: la tortue – monument de la nature, le dragon de Dobrogea, Vipera ammodytes ammodytes, aigle chauve, Dryocopus martius, Coracias garrulus – espèces protégées sur le plan international.